MESSAGE AUX CITOYENNES ET CITOYENS DE GATINEAU

Au lendemain de l’élection, il convient de s’adresser aux citoyennes et citoyens qui se sont déplacés pour exercer leur droit démocratique, quelle que soit leur allégeance. En dépit du faible nombre de personnes s’étant présenté aux urnes, le fait est que la démocratie s’est exprimée. Maintenant que le verdict est rendu, j’aimerais féliciter tous les candidats à la mairie et au conseil municipal pour leur engagement dans cette campagne.

Plus déterminés les uns que les autres à gagner, tous avaient un seul objectif : être au service des citoyennes et citoyens de Gatineau. Je suis très reconnaissant de tout le travail et le dévouement que les bénévoles ont apporté à cette campagne électorale.

Aujourd’hui, après 12 ans au conseil municipal, je laisse un héritage qui continuera de servir les contribuables de Gatineau : la réserve cycle de vie, la taxe dédiée et la révision des dépenses ayant amené 15 millions de dollars en économie récurrente à la ville.

Plus spécifiquement dans mon district de Gatineau, j’ai réglé le problème de refoulement des égouts du secteur Touraine et fait paver 12 rues, installé des jeux d’eau au parc Riviera, la piste cyclable le long de la rue St-Louis, œuvré au réaménagement de la rue Jacques-Cartier et à l’établissement d’un nouveau Centre communautaire au parc Gilbert-Garneau. J’ai au cours des trois mandats rencontré plus de 2,700 citoyens, et vu naître une Fête et une Association de quartier avec plus de 400 membres.

C’est donc avec le sentiment du devoir accompli que j’ai annoncé que je quitterai la vie politique. En dépit des divergences d’opinion sur certaines approches avec le maire reconduit, je partage cependant son inquiétude relativement à la place que la population accorde au niveau de l’intérêt pour les élections municipales.

Il est clair que nous avons tous failli à conscientiser nos contemporains sur l’importance du gouvernement le plus proche de nous : le palier municipal. En effet, les services de proximité englobent maintenant tout un éventail de domaines qui il y a quelques décennies à peine ne figuraient même pas sur l’ardoise des travaux à accomplir. On pense ici à l’environnement, le développement économique, le tourisme, la culture, le logement social, la lutte contre des phénomènes sociaux émergents tels les gangs de rue, la crise des opioïdes. Bien que les paliers supérieurs aient tous des ministres en titre pour chacun de ces sujets, le financement au niveau local n’est pas à la hauteur des défis auxquels les villes sont confrontées.

Les prochaines années seront importantes à ces chapitres pendant qu’à Gatineau, le déficit en infrastructures est significatif : plus d’un milliard de dollars. Le défi est donc de taille pour nos gouvernants de jongler avec tous ces besoins tout en respectant la capacité de payer des contribuables.

C’est pourquoi en conclusion je souhaite bonne chance au maire Pedneaud-Jobin. Je l’enjoins de rallier et consulter les forces vives de notre ville et son nouveau conseil pour gouverner dans l’harmonie, la transparence et l’ouverture.

 

Sincèrement,

Denis Tassé